Ce qu'il faut retenir de l'actualité dans l'industrie des paiements électroniques ce lundi 6 avril 2026.
Notre service Marketing vous propose cette revue de presse du lundi 6 avril 2026 qui synthétise l’essentiel de l’actualité dans l'industrie des paiements électroniques .
Afrique
- Portefeuille électronique directement sur la Carte d'Identité Nationale au Ghana
Le Ghana a franchi une étape majeure en intégrant un portefeuille électronique directement à sa carte d’identité nationale (Ghana Card), permettant désormais aux citoyens d’effectuer des paiements par carte, aux guichets automatiques, en magasin, en ligne et même à l’international. Cette initiative, portée par l’Autorité nationale d’identification (NIA), vise avant tout à renforcer l’inclusion financière dans un pays où l’usage des cartes bancaires reste très limité, en transformant la carte d’identité en un outil multifonction combinant identité, passeport et paiements. Conçu comme une plateforme ouverte interopérable avec les banques et non contrôlée par une seule institution financière ce portefeuille numérique pourrait, s’il est largement adopté, réduire la dépendance aux réseaux de cartes internationaux et ouvrir la voie à des systèmes de paiement fondés sur l’identité, avec des extensions potentielles vers d’autres secteurs comme le commerce de l’or. Le message central est que le Ghana cherche à redéfinir l’infrastructure des paiements autour de l’identité numérique, en utilisant la Ghana Card comme levier d’innovation financière et de démocratisation de l’accès aux services financiers.
https://techcabal.com/fr/2026/04/01/Ghana-Card-peut-d%C3%A9sormais-effectuer-des-paiements/
- La BCEAO pose un ultimatum pour l'intégration au Pi SPI
La BCEAO impose un ultimatum clair aux fintechs et opérateurs de mobile money de l’UEMOA en exigeant leur intégration complète au réseau régional de paiements instantanés interopérables (PI‑SPI) d'ici au 30 juin 2026, mettant fin aux retards et stratégies d’évitement depuis son lancement en septembre 2025. Le message central est que, dans une région où les transactions de mobile money dépassent le PIB cumulé et constituent l’épine dorsale de l’inclusion financière, l’interopérabilité n’est plus optionnelle, mais un levier structurel pour démocratiser les paiements, réduire les coûts et renforcer la concurrence. La décision place notamment des acteurs dominants comme Wave et Orange Money devant un choix stratégique : se conformer et perdre certains avantages de leurs réseaux fermés, ou s’exposer à un isolement réglementaire face à la feuille de route de modernisation de la BCEAO, qui voit dans un système unifié la condition indispensable pour atteindre 90 % d’inclusion financière d'ici à 2030.
- Gitex Africa, combler le fossé entre les banques et la Tech
GITEX Africa 2026 se positionne comme un moment clé pour réconcilier banques traditionnelles et technologies fintech afin de bâtir la confiance et accélérer l’inclusion financière en Afrique, dans un contexte où les revenus du secteur fintech devraient plus que doubler pour atteindre 65 milliards de dollars d'ici à 2030. Son message central est que le débat ne porte plus sur une opposition « banques contre fintechs », mais sur la nécessité de collaborations étroites pour créer des systèmes financiers digitaux fiables, capables de répondre à la fois aux besoins locaux et aux flux de capitaux internationaux. Face au faible taux de bancarisation sur le continent contrastant avec l’adoption massive du mobile money, l’article souligne que des partenariats, des infrastructures numériques solides et des initiatives comme les paiements digitaux, les hubs fintech et l’intégration régionale sont indispensables pour réduire les inégalités d’accès aux services financiers et transformer l’innovation technologique en confiance durable et croissance économique pour l’Afrique.
- La BCEAO et HEC lancent un programme de formation
La BCEAO, en partenariat avec HEC Paris et le COFEB, a lancé de nouveaux programmes exécutifs de formation bancaire (CEMSTRAT 1 et 2) afin de renforcer les compétences des dirigeants du secteur financier face aux défis croissants liés à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité. À travers une masterclass internationale dédiée, les experts soulignent que si l’IA améliore fortement l’efficacité des banques notamment en matière de détection de fraude, d’analyse des risques et de relation client, elle accroît simultanément les cybermenaces, car ces mêmes technologies sont exploitées par les cybercriminels. Le message central est que la transformation digitale du secteur bancaire ne peut être dissociée d’une cybersécurité robuste et stratégique : l’adoption de l’IA doit être progressive, encadrée, fondée sur l’évaluation des risques, la montée en compétences des talents et des investissements dédiés. La BCEAO et ses partenaires affirment ainsi leur volonté de doter les décideurs bancaires de capacités de gouvernance et de résilience adaptées à un environnement financier devenu plus complexe, numérique et exposé aux risques systémiques.
- Le mobile money comme verticale de croissance du groupe MTN
MTN Group a officiellement séparé son activité de mobile money des telecoms au Ghana pour en faire une entité distincte, MobileMoney Fintech Ltd, marquant un tournant stratégique majeur : le mobile money n’est plus un simple produit adossé au télécom, mais le cœur de la croissance future du groupe. En isolant MoMo du reste de ses activités voix et data, MTN cherche à mieux refléter la forte rentabilité, la croissance rapide et la valeur stratégique de son pôle fintech dans un écosystème africain des paiements digitaux désormais mûr et pesant plus de 1 400 milliards de dollars de transactions annuelles. Le Ghana, l’un des marchés les plus avancés du groupe, sert de laboratoire pour démontrer qu’une structure fintech indépendante peut attirer des capitaux propres, être valorisée sur ses fondamentaux et éventuellement inspirer des séparations similaires ailleurs, notamment en Ouganda. Le message central est clair : MTN repositionne la fintech comme un actif stratégique autonome, aligné avec l’évolution des usages financiers en Afrique, où le mobile money est devenu une infrastructure clé du système financier plutôt qu’un simple service complémentaire des télécoms.
https://citinewsroom.com/2025/11/mtn-ghana-moves-to-merge-mobilemoney-ltd-and-fintech-subsidiary/
- Kenswitch dans la course du futur switch national kenyan
Kenswitch, un acteur clé de l’infrastructure de paiements au Kenya, s’allie à Visa pour renforcer sa position dans la course à la mise en place du futur “national switch” kényan, au moment où les autorités cherchent à unifier des systèmes de paiement fragmentés en un réseau national rapide, interopérable et en temps réel. Ce partenariat stratégique combine le rôle de Kenswitch comme infrastructure partagée reliant plus de 30 institutions financières avec l’expertise technologique et les services à valeur ajoutée de Visa, afin de moderniser le traitement, la compensation et le règlement des paiements pour les banques, fintechs et commerçants. Le message central de l’article est que cette alliance dépasse un simple accord commercial : elle s’inscrit dans une bataille plus large pour le contrôle des flux de paiement du pays, un enjeu crucial qui déterminera la circulation de milliards de shillings Kényans, les coûts des transactions et le niveau d’interopérabilité entre banques et portefeuilles mobiles, positionnant Kenswitch comme un candidat sérieux face aux autres acteurs locaux et internationaux convoitant le cœur du futur système de paiements du Kenya
- La Banque Nationale du Rwanda prévient les plateformes de trading crypto
Bybit a franchi une ligne rouge réglementaire au Rwanda en listant le franc rwandais sur sa plateforme de trading P2P sans autorisation préalable, déclenchant une mise en garde publique de la Banque nationale du Rwanda (BNR). Cette décision intervient au pire moment possible, alors que le pays finalise un cadre légal strict sur les crypto‑actifs interdisant notamment leur usage comme moyen de paiement, les tokens indexés sur le Franc Rwandais et les opérations non agréées et qu’il pilote en parallèle sa propre monnaie digitale de banque centrale (e‑Franc Rwandais). Le message central est que dans un environnement réglementaire de plus en plus structuré, la tolérance implicite ne vaut plus autorisation, Bybit risquant de créer un précédent important pour toutes les plateformes étrangères cherchant à opérer sur les marchés de paiements et de change numériques en Afrique de l’Est.
https://finance.yahoo.com/markets/crypto/articles/bybit-crosses-line-rwanda-binance-202000467.html
- Paiement transfrontalier, plaidoyer de Chioma Mang, CEO, UBA Africa
Chioma Mang, CEO, UBA Africa à travers cette tribune « Africa’s Moment: Time to Activate Seamless Continental Payments » soutient que l’avenir du commerce africain dépend moins de nouvelles politiques que de la mise en place effective de systèmes de paiement rapides, fiables et intégrés à l’échelle du continent : malgré une croissance du commerce africain, les échanges intra‑africains restent faibles en raison de paiements transfrontaliers lents, coûteux et fragmentés. Chioma Mang déclare que des infrastructures comme le Pan‑African Payment and Settlement System (PAPSS), combinées à des solutions bancaires concrètes et adaptées aux PME, aux commerçants et à la diaspora, sont essentielles pour réduire la dépendance aux devises étrangères, renforcer la confiance et soutenir la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf). L’Afrique doit accroître ses échanges internes, mieux se connecter aux marchés mondiaux et accélérer durablement sa croissance économique.
- Derrière les chiffres de la pénétration bancaire en Afrique de l'Ouest
La hausse spectaculaire de la bancarisation en Afrique de l’Ouest cache une réalité plus contrastée, marquée par une utilisation encore très limitée des services financiers. Si l’ouverture de comptes bancaires et de portefeuilles de mobile money s’est fortement accélérée portée par des plateformes numériques et confirmée par les statistiques de la Banque mondiale et de la BCEAO beaucoup de ces comptes restent peu actifs ou utilisés uniquement pour des opérations basiques comme la réception de salaires ou de transferts avant un retrait immédiat en espèces. Cette situation s’explique notamment par la persistance de l’économie informelle, la faiblesse de l’accès au crédit, à l’épargne formelle et à l’assurance, le manque de confiance dans les institutions financières, les frais et une faible culture financière. L’inclusion financière ne peut être mesurée seulement par le nombre de comptes ouverts : sans un usage régulier, diversifié et durable des services financiers, les progrès affichés restent en partie illusoires et peinent à produire un impact réel sur l’autonomie financière des ménages et le développement économique.
Ailleurs dans le monde
- La Chine lance la passerelle de paiement transfrontalière
La Chine franchit une étape structurante dans les paiements transfrontaliers avec le lancement du Cross‑Border Interconnection Payment Gateway (CPG), une infrastructure nationale soutenue par la banque centrale qui remplace les connexions bilatérales fragmentées par un point d’accès unique et standardisé aux paiements QR chinois.
- SoftPos de BPC, mode d'emploi
Lancement par BPC d’un guide pratique destiné à aider les banques et institutions financières à déployer efficacement la technologie SoftPOS, présentée comme une solution clé pour étendre l’acceptation des paiements de manière simple, scalable et économique. Le message central est que le SoftPOS, qui transforme des smartphones et tablettes en terminaux de paiement sans matériel dédié, permet aux banques d’élargir leur réseau de commerçants, d’atteindre des communautés sous‑servies et de soutenir l’inclusion financière, tout en créant de nouvelles sources de revenus. Le guide met en avant les bénéfices concrets pour l’écosystème rapidité, accessibilité et flexibilité pour les commerçants et consommateurs ainsi que les éléments essentiels à maîtriser (intégration, sécurité, conformité et engagement des commerçants) pour faire du SoftPOS un véritable levier stratégique de croissance et de modernisation des services de paiement.
- BanCoppel choisit SmartVista de BPC Banking Technologies
BanCoppel, l’une des principales banques de détail mexicaines, a choisi BPC Banking Technologies et sa plateforme SmartVista pour moderniser l’ensemble de ses opérations cartes et paiements, dans le cadre d’un programme structurant de transformation digitale sur plusieurs années. Cette modernisation vise à doter BanCoppel d’une infrastructure de paiement unifiée, agile et évolutive, capable d’accélérer le lancement de nouveaux produits, d’améliorer l’expérience client et de renforcer la sécurité et la conformité, tout en soutenant l’ambition historique de la banque en matière d’inclusion financière. Grâce à SmartVista et à une approche low‑code/no‑code, BanCoppel pourra émettre rapidement des cartes sur des schémas domestiques et internationaux (eGlobal et Visa), offrir des fonctionnalités modernes comme l’émission instantanée ou la gestion en temps réel, et réduire la complexité opérationnelle. L’article souligne ainsi que ce partenariat technologique doit permettre à BanCoppel d’élargir l’accès aux services financiers à des millions de clients aujourd’hui sous‑bancarisés, tout en positionnant durablement la banque comme un acteur de référence des paiements numériques au Mexique.
https://www.finextra.com/pressarticle/109377/bancoppel-selects-bpc-tto-modernize-cards-and-payment-operations
Bonne lecture !



















