Ce qu’il faut retenir de l’actualité dans l’industrie des paiements électroniques

Notre service Marketing vous propose cette revue de presse du lundi 23 mars 2026 qui synthétise l’essentiel de l’actualité dans l'industrie des paiements électroniques .

Afrique

  • La fintech Algériènne en 2026

L’état des lieux de la fintech en Algérie en 2026 souligne une évolution progressive plutôt qu’une croissance explosive. Bien que le pays reste loin des leaders régionaux comme l’Égypte ou les Émirats arabes unis, des avancées importantes émergent grâce à une réglementation en structuration, notamment la stratégie fintech 2024‑2030 et l’adhésion en 2025 au système panafricain PAPSS pour faciliter les paiements transfrontaliers. L’écosystème demeure modeste, avec 30 à 35 startups actives, principalement orientées vers les paiements et l’inclusion financière, mais des acteurs clés comme Banxy, DFA, ESREF Pay et surtout Yassir contribuent à façonner le paysage. Malgré des défis persistants adoption limitée du digital, investissements faibles, cadre réglementaire encore en développement les fondations d’une transformation numérique durable se consolident, indiquant l’émergence progressive d’un véritable écosystème fintech en Algérie.

https://thefintechtimes.com/algerias-fintech-ecosystem-in-2026-by-building-momentum/
 

  • Clara Arthur, DG du GHIPSS, appelle à soutenir les fintechs

La CEO de la Ghana Interbank Payment and Settlement Systems (GHIPSS), Clara Arthur, a appelé à un renforcement des infrastructures de paiement et à une meilleure coopération réglementaire pour soutenir l’expansion des services fintech transfrontaliers en Afrique. Lors du Inclusive FinTech Forum 2026 à Kigali, elle a souligné que malgré un potentiel de revenus estimé à 47–48 milliards de dollars d’ici 2028, la croissance du secteur dépendra surtout de systèmes de paiement nationaux fiables, interopérables et appuyés par des cadres de règlement sécurisés. Elle a notamment insisté sur l’importance de mécanismes de reconnaissance réglementaire entre pays afin de faciliter le « passporting » des licences, citant les initiatives conjointes de la Banque du Ghana, de la Banque nationale du Rwanda et désormais de la Banque centrale du Kenya. Selon elle, l’Afrique dispose déjà de l’innovation et des infrastructures nécessaires, mais doit renforcer la coordination pour permettre des paiements numériques fluides à l’échelle du continent.

https://techreviewafrica.com/news/4399/ghipss-ceo-calls-for-stronger-payment-infrastructure-to-scale-pan-african-fintech
 

  • Digital Trade Protocol de la ZLECAf

Adoption du Digital Trade Protocol de la ZLECAf marque une étape déterminante pour structurer le commerce numérique africain en harmonisant les règles, les infrastructures et les institutions nécessaires pour soutenir les échanges transfrontaliers à grande échelle. Ce cadre crée de fortes opportunités d’investissement, notamment dans les paiements numériques, les places de marché e‑commerce et les outils de facilitation du commerce, dans un contexte de croissance rapide : paiements numériques dépassant déjà 1,1 billion de dollars par an, e‑commerce en route vers 113 milliards de dollars d’ici 2029, et explosion des fintechs. Malgré des défis persistants connectivité limitée, logistique fragile, cybersécurité insuffisante et réglementations fragmentées le Protocole propose des solutions pour les surmonter. Les auteurs soulignent que les investisseurs capables de développer infrastructures numériques, solutions inclusives pour les PME et partenariats public‑privé pourront capter une valeur considérable à mesure que le continent réalise son potentiel de marché numérique intégré.

https://www.brookings.edu/articles/realizing-africas-digital-trade-potential-under-the-afcfta/

 

  • Paiement instantané, l’Afrique avance

Avancées rapides de l’Afrique dans le domaine des paiements instantanés en 2025, avec désormais 33 systèmes opérationnels dans 25 pays, dont cinq nouveaux lancés cette année. Le cas le plus marquant est celui du Liberia, qui a déployé une infrastructure nationale complète en seulement 73 jours, permettant à près d’un million de transactions d’être traitées en moins de deux mois et accélérant considérablement les paiements de salaires. Le rapport d’AfricaNenda met également en avant la modernisation du système eKash au Rwanda, les progrès vers un cadre harmonisé de paiements transfrontaliers pilotés avec l’Union africaine, ainsi que la maturité atteinte par le système NIP du Nigeria. Enfin, AfricaNenda annonce pour 2026 de nouvelles priorités, dont l’accompagnement de nouveaux lancements nationaux dont la République de Guinée, l’élargissement des financements, l’évolution de son rapport SIIPS (State of Inclusive Instant Payment Systems) en outil d’évaluation d’impact et la création d’un Centre virtuel d’excellence pour soutenir les acteurs du secteur.

https://www.newsghana.com.gh/africa-launches-33-instant-payment-systems-as-liberia-sets-73-day-record/

 

  • Le Mobile money a le vent en poupe au Togo

Togo a enregistré entre 2023 et 2024 l’une des plus fortes croissances de comptes mobile money actifs au sein de l’UEMOA, avec une progression de 76,9 %, dépassant des pays comme le Niger et la Guinée‑Bissau, selon un rapport récent de la BCEAO. Le pays comptait fin 2024 12,55 millions de comptes, dont 6,07 millions actifs, soutenus par un vaste réseau de plus de 81 000 points de service et près de 5 800 commerçants acceptant les paiements électroniques. Au niveau régional, les transactions ont également augmenté, atteignant 160,4 trillions de FCFA en valeur. Cette dynamique togolaise est portée par des réformes réglementaires, l’arrivée de nouveaux acteurs fintech et le déploiement progressif de la plateforme régionale PI‑SPI, destinée à favoriser les paiements numériques et l’interopérabilité entre banques et opérateurs.

https://www.togofirst.com/en/finance/1803-18505-togo-posts-76-9-surge-in-active-mobile-money-accounts-in-2023-2024-among-fastest-in-waemu

 

  • RSwitch certifié PCI DSS et ISO 27001: 2022

RSwitch, acteur central de l’écosystème financier rwandais, vient d’obtenir deux certifications internationales majeures : PCI DSS, garantissant la sécurité des transactions liées aux cartes bancaires, et ISO/IEC 27001:2022, norme mondiale pour la gestion de la sécurité de l’information. Ces certifications, obtenues après des tests et audits indépendants, attestent que l’infrastructure de RSwitch respecte des standards stricts de protection des données et de résilience face aux cybermenaces. Au‑delà de l’aspect technique, elles renforcent la confiance des utilisateurs dans les services financiers numériques du pays, tels que SmartCash et eKash, et positionnent le Rwanda comme un acteur fiable et compétitif dans la transition vers une économie cashless.

https://www.newtimes.co.rw/article/34183/news/featured/featured-rswitch-tried-tested-and-certified

 

  • Les paiements mobiles ont atteint 160% du PIB au Rwanda... La Banque Centrale interpelle

La Banque centrale du Rwanda s’inquiète de l’explosion des paiements mobiles, dont le volume dépasse désormais 161 % du PIB national, faisant de ce canal dominé par MTN Rwanda et Airtel Rwanda le pilier principal du système financier. Bien que la croissance soit un succès en matière d’inclusion financière, cette dépendance massive crée un risque systémique : une panne, une cyberattaque ou un dysfonctionnement majeur pourrait paralyser l’économie. Le rapport officiel souligne donc la nécessité de renforcer la résilience, la cybersécurité et de diversifier les moyens de paiement. Avec plus de 7 millions d’utilisateurs et 60 % des transactions nationales effectuées via mobile money, le Rwanda se classe parmi les leaders régionaux, mais cette domination rend le système « trop important pour échouer ».

https://www.ktpress.rw/2026/03/why-central-bank-is-quietly-worried-about-explosive-growth-of-mobile-payments/

 

Ailleurs dans le monde

 

  • 16 crypto‑actifs majeurs considérés comme commodités numériques

La SEC (Securities and Exchange Commission) et la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) ont publié, le 17 mars 2026, une interprétation commune de 68 pages qui classe explicitement 16 crypto‑actifs majeurs — dont Bitcoin, Ether, Solana, XRP ou encore Dogecoin — comme commodités numériques et non comme des valeurs mobilières, levant ainsi plus de dix ans d’incertitudes réglementaires. Le document crée cinq catégories d’actifs (commodités numériques, collectibles, outils numériques, stablecoins, et titres numériques) et précise que le mining, le staking sous toutes ses formes ainsi que les airdrops gratuits sortent du périmètre du droit des titres. Cette clarification n’a toutefois pas force de loi : elle prépare et complète le CLARITY Act, encore en attente d’adoption finale au Sénat. L’initiative s’inscrit dans un effort plus large de coordination entre les deux agences, renforcé par un Memorandum of Understanding signé le 11 mars, visant à harmoniser la supervision, réduire les frictions réglementaires et moderniser le cadre applicable aux actifs numériques.

 propos le CLARITY Act (Digital Asset Market Clarity Act of 2025, H.R. 3633) est un projet de loi américain qui vise à établir un cadre légal clair et complet pour les actifs numériques afin de mettre fin aux années d’incertitude réglementaire dans la crypto.

https://www.fintechweekly.com/news/sec-bitcoin-ether-solana-digital-commodities-not-securities-march-2026

 

  • Le marché des solutions de traitements des paiements croit de façon exponentielle

Le marché des solutions de traitement des paiements connaît une forte croissance et devrait passer de 72,96 milliards USD en 2025 à 302,95 milliards USD en 2035, porté par l’adoption accélérée des paiements numériques, les initiatives gouvernementales en faveur des économies sans espèces et l’essor des fintechs. L’Amérique du Nord restera leader, suivie de l’Europe, tandis que l’Asie-Pacifique enregistrera l’essor le plus rapide grâce à la généralisation du mobile et des QR codes. Les cartes de crédit conserveront 45% de part de marché et le secteur voyage & hôtellerie dominera les usages (40,5%). Les principales tendances incluent l’essor des paiements intégrés, la montée des transactions en temps réel et transfrontalières, et l’usage croissant de l’IA pour la détection de fraude. Les grands acteurs comme Stripe, PayPal, Adyen, Block (Square) et Global Payments dynamisent le secteur via acquisitions, innovations et stratégies d’expansion.

https://www.openpr.com/news/4430011/payment-processing-solutions-market-size-to-surpass-302-95

 

  • Banxico, prix de la transformation digitale 2026

Bank of Mexico (Banxico) a remporté le prix de la transformation digitale en 2026 grâce à la modernisation en profondeur de deux de ses systèmes essentiels d’opérations de marché. Pour renforcer la résilience et la continuité de ses infrastructures des éléments clés pour maintenir la confiance du public Banxico a migré ces systèmes vers une architecture décentralisée, adaptative et évolutive, appelée Autonomous Decentralized Service-Oriented Architecture (ADSOA). Cette nouvelle architecture soutient désormais, entre autres, la gestion des enchères de titres de dette que la banque centrale réalise en tant qu’agent financier du gouvernement fédéral, améliorant la robustesse, la flexibilité et la capacité d’adaptation de l’ensemble du dispositif opérationnel.

https://www.centralbanking.com/awards/7975009/digital-transformation-award-bank-of-mexico

 

  • Les stablecoins comme actifs stratétiques pour les entreprises

L’enquête menée par Ripple auprès de plus de 1 000 dirigeants financiers mondiaux révèle que les actifs numériques sont désormais perçus comme une nécessité stratégique plutôt qu’une expérimentation. Selon 70 % des répondants, les entreprises doivent proposer des solutions en crypto pour rester compétitives, et les stablecoins apparaissent comme l’outil le plus prometteur, notamment pour améliorer l’efficacité du cash‑flow et libérer du capital circulant. Les fintechs sont les plus en avance dans l’adoption de ces technologies, tandis que banques et gestionnaires d’actifs se concentrent davantage sur la tokenisation, la sécurisation de la conservation et l’infrastructure certifiée. La quasi‑totalité des participants (97 %) insiste sur l’importance de la sécurité, de certifications comme ISO ou SOC 2 et du support opérationnel, soulignant que les décisions prises aujourd’hui façonneront les avantages concurrentiels de demain dans la finance numérique.

https://www.coindesk.com/markets/2026/03/20/ripple-s-survey-shows-banks-fintechs-and-corporates-are-all-in-on-digital-assets-prioritizing-stablecoins-and-custody

 

Bonne lecture !

 

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FAQ

• Qu’est-ce que la Guinéenne de Monétique ? La Guinéenne de Monétique (GuiM) Groupement d’Intérêt Économique (GIE) avec Conseil d’Administration qui réunit la Banque Centrale de la République de Guinée, les banques commerciales, la Société Monétique de Guinée, les institutions de microfinance ainsi que les établissements de monnaies électroniques.
• Quand a-t-elle été créée ? La Guinéenne de Monétique a été créée en 2016 et a officiellement lancé ses opérations le 15 janvier 2025.
• Pourquoi a-t-elle été mise en place ? La Guinéenne de Monétique a été créée pour offrir aux institutions financières et prestataires de service de paiement opérant en République de Guinée une infrastructure souveraine, sécurisée, simple, abordable et efficace. Elle vise à moderniser le système national de paiement, garantir l’interopérabilité et promouvoir l’inclusion financière.
• Quels sont les organes de direction de la Guinéenne de Monétique ? - La Guinéenne de Monétique repose sur les organes de gouvernance suivants : - Une Assemblée générale des actionnaires (organe suprême de décision) - Un Conseil d’administration - Une Direction générale qui pilote les opérations quotidiennes.
• Est-ce une entité publique ou privée ? C’est une entité privée créée sous forme d’un groupement d'intérêt économique (GIE) conformément à l’Acte uniforme relatif au Droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique de l’OHADA, ouvert à toutes les institutions financières agréées par la Banque Centrale de la République de Guinée.
• Quelle est la mission principale de la Guinéenne de Monétique ?
- Créer un écosystème de paiement électronique et digital efficace, sécurisé et accessible à tous ;
- Assurer l’interopérabilité entre tous les canaux et tous les acteurs de l'écosystème ;
- Fournir des services à forte valeur ajoutée ;
- Promouvoir l’inclusion financière;
- Garantir la souveraineté nationale sur les données transactionnelles.
• Quels sont ses mandats ?
1. Créer l’interopérabilité entre tous les canaux et tous les acteurs
2. Fournir des services et plateformes mutualisés
3. Développer un schéma directeur national de paiement (Scheme)
4. Garantir un service sécurisé, fiable et transparent
5. Promouvoir les paiements électroniques et l'inclusion financière
• Quels sont les services proposés par la Guinéenne de Monétique ? - Schéma directeur national de paiement (En cours de développement)
- Passerelle nationale de paiement (National Payment Gateway) (En cours de développement)
- Autres services et plateformes partagées (En cours de développement)
• Qu’est-ce que l’interopérabilité dans un réseau tel que le switch?
C’est la possibilité pour les usagers d’une institution financière donnée d’utiliser leur moyens de paiement carte ou application de paiement sur les équipements et/ou canaux services d’une autre institution membre, sans restriction et à des frais harmonisés.
• Qu’est-ce qu'un schéma directeur national de paiements (Scheme) ?
Un schéma directeur national de paiements (National scheme) est un ensemble de règles et d'infrastructures techniques définit par le Switch national qui permet l'acheminement, l'autorisation et le règlement sécurisés et efficaces des transactions de paiement électronique entre différentes institutions financières et différents prestataires de services de paiement.
• Qu’est-ce qu'une passerelle nationale de paiement (National Payment Gateway) ?
Une passerelle nationale de paiement est un système centralisé qui relie les institutions financières, les commerçants et les consommateurs afin de permettre des transactions de paiement électroniques sécurisées et fluides. Elle standardise et intègre divers modes de paiement, tels que les cartes et les portefeuilles numériques, permettant ainsi l'interopérabilité entre différentes institutions financières. Son objectif principal est de promouvoir les paiements sans espèces, de renforcer l’efficacité des transactions et de soutenir l'inclusion financière à l'échelle nationale.
• Quels services à valeur ajoutée sont proposés ?
- Personnalisation des cartes (En cours de développement)
- Reporting et suivi des transactions
- Surveillance en temps réel des opérations
- Assistance technique et certification pour les banques
• Combien de banques sont déjà connectées ?
À ce jour:
- 7 banques interopérables sur la partie monétique
- Quelle est l’ampleur du réseau ?
Plus de +500 terminaux (distributeurs automatiques de billets et terminaux de paiement électronique) sont accessibles sur tout le territoire guinéen.
Qu’est-ce qui change pour un client de banque ?
- Retirer de l’argent dans un GAB d’une autre banque à moindre coût ;
- Payer avec une carte de sa banque chez n’importe quel commerçant du réseau ;
- Envoyer et recevoir des fonds instantanément entre institutions connectées.
Quels sont les gains pour les clients ?
- Frais réduits sur les retraits interbancaires
- Plus d’options d’accès à leurs fonds
- Traitement plus rapide des réclamations
- Meilleure sécurité des transactions
• Et pour les commerçants?
- Plus grande acceptation des cartes et moyens de paiement
- Plus de contrainte d'accumulation de terminaux de différentes institutions
- Augmentation potentielle du volume des ventes
- Réduction des risques liés à la manipulation d’espèces
• Comment la Guinéenne de Monétique assure-t-elle la sécurité des paiements ?
- Gestion centralisée de la sécurité des paiements
- Utilisation de technologies de pointe : PKI, certificats numériques, cryptographie
- Surveillance et contrôle en continu des flux
• Pourquoi parle-t-on de souveraineté des données ?
Grâce à la Guinéenne de Monétique, toutes les transactions électroniques effectuées en Guinée sont désormais traitées et stockées localement, sans dépendance à un prestataire étranger. Cela renforce la confidentialité et le contrôle stratégique des données financières nationales.
• Comment cette initiative s’inscrit-elle dans l’inclusion financière ? En facilitant l’accès aux services financiers formels, en réduisant les coûts et en élargissant la couverture géographique, la Guinéenne de Monétique encourage l’utilisation des paiements digitaux, condition essentielle à l’intégration financière d’une plus grande partie de la population.

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